Quelle stratégie pour la trésorerie de l’entreprise ?

La trésorerie d’entreprise est bien plus qu’un simple solde disponible sur un compte bancaire. Lorsqu’elle est excédentaire, elle constitue un véritable levier stratégique au service de la solidité financière et du développement de l’entreprise. La laisser inactive revient non seulement à renoncer à toute création de valeur, mais aussi à exposer ces liquidités à l’érosion progressive de l’inflation. Une gestion réfléchie permet au contraire de concilier sécurité, disponibilité et recherche de performance, dans le respect des contraintes propres à chaque activité.

Quel montant peut être investi ?

Toute démarche de placement de trésorerie commence par une analyse précise de la situation de l’entreprise. Il s’agit d’identifier le niveau réel de trésorerie excédentaire, en distinguant les liquidités nécessaires au fonctionnement courant — paiement des charges, des salaires, des fournisseurs ou des échéances fiscales — de celles qui peuvent être mobilisées. Cette étape repose notamment sur l’évaluation du besoin en fonds de roulement, la visibilité sur l’activité et les projets à venir. La trésorerie investissable est donc uniquement celle qui peut l’être sans fragiliser l’exploitation.

Quelle durée d’investissement ?

À court terme (moins de 2 ans)
Les solutions traditionnelles (CAT, DAT, fonds monétaires) offrent aujourd’hui peu d’intérêt, voire des rendements négatifs, avec des contraintes de liquidité parfois pénalisantes. À court terme, les opportunités sont donc limitées sans prise de risque.

À moyen ou long terme (au-delà de 2 à 5 ans)
Lorsque l’entreprise peut immobiliser une partie de sa trésorerie, plusieurs solutions peuvent être envisagées, parmi lesquelles :

  • Le contrat de capitalisation, offrant un large univers d’investissement et une grande souplesse de gestion

  • Les SCPI, adaptées à une gestion long terme, avec ou sans perception de revenus selon la stratégie retenue

  • L’usufruit temporaire, solution particulièrement efficace pour les personnes morales, combinant rendement et optimisation comptable

  • Le compte-titres, permettant d’accéder à des supports variés (obligataires, actions, immobiliers…) selon le profil de l’entreprise